AGC Studios lance les ventes mondiales de Critterz au Marché du Film de Cannes 2026
AGC Studios, la société de Stuart Ford, ouvre les ventes internationales de Critterz à l'occasion du Marché du Film de Cannes qui s'ouvre le 12 mai en marge du 79e festival, et présentera les premières images aux acheteurs sur place. Le long-métrage d'animation familial est annoncé comme le premier film grand public à intégrer l'IA dans l'ensemble de sa chaîne de production, depuis le développement visuel jusqu'au compositing final, sous une direction strictement humaine assurée par Nik Kleverov, cofondateur du studio Native Foreign. Le scénario est confié au duo James Lamont et Jon Foster — auteurs de Paddington au Pérou — épaulés par Tom Butterworth, et la production rassemble Vertigo Films côté britannique avec Chad Nelson, stratège créatif chez OpenAI, comme producteur impliqué de bout en bout. Le budget est annoncé sous les 30 millions de dollars pour une chaîne de fabrication de neuf mois, contre les trois à quatre années habituelles d'un long-métrage animé de cette échelle, et les producteurs revendiquent une économie qui aurait été significativement supérieure en pipeline traditionnel. L'œuvre est l'adaptation longue d'un court viral de 2023 signé Nelson, qui suit une petite créature anxieuse mais courageuse réunie à un groupe d'excentriques aux qualités cachées.
Le calendrier vaut autant que le film. Cannes a banni l'IA de sa Palme d'Or, et l'industrie a conservé jusqu'ici une distinction tacite entre les festivals dédiés — comme le World AI Film Festival qui s'est tenu à Cannes en avril avec cinq mille soumissions — et la sélection officielle. Le passage par le Marché du Film, qui n'est ni le tapis rouge ni l'écart total, est une stratégie connue des distributeurs : entrer dans la place sans déclencher la machine à boycott.
Pour un studio qui suit la transformation des chaînes graphiques — neuf mois contre trois ans pour un long animé est l'argument qui change la donne, plus que la qualité finale du rendu. La direction artistique d'album connaît la même bascule : ce qui compte n'est pas que l'IA fasse mieux qu'un humain, mais qu'elle compresse les délais au point que la question du « vaut-il mieux » devienne secondaire devant celle du « peut-il se faire du tout ». Critterz teste cette hypothèse à l'échelle du long-métrage commercial.