L'industrie musicale s'accorde sur deux étiquettes pour la musique sous IA
Une coalition menée par la RIAA, l'IFPI, la Recording Academy et SAG-AFTRA — rejointe par A2IM, IMPALA et le Worldwide Independent Network — a présenté le 10 juillet un programme d'étiquetage des morceaux produits avec de l'IA générative, pensé pour une adoption large sur les plateformes de streaming. Deux pictogrammes carrés distinguent les cas : AI-Generated quand la voix principale et les instruments essentiels sortent du modèle, AI-Assisted quand l'œuvre reste substantiellement humaine mais que l'IA a servi certains éléments expressifs. Le dispositif repose sur la déclaration volontaire des ayants droit, et des discussions sont engagées avec les services de streaming, les distributeurs et les organismes de normalisation comme DDEX pour une implémentation à l'échelle de l'industrie. Le périmètre ne couvre pour l'instant ni les paroles, ni la composition, ni les clips, ni l'illustration d'une pochette d'album — seul l'enregistrement audio est concerné. Deezer, seule plateforme à détecter et étiqueter automatiquement l'audio synthétique, qui représenterait 44 % des nouveaux morceaux mis en ligne chez elle, s'est dite prête à soutenir un cadre commun.
Un étiquetage volontaire mesure d'abord la sincérité de ceux qui déclarent — Deezer, qui détecte sans demander la permission, fournira le contre-chiffre. La ligne de partage retenue, voix et instruments principaux joués par des humains, dessine en creux une définition de l'interprétation que ni le droit ni les plateformes n'avaient fixée jusqu'ici. Et l'exclusion des pochettes, des clips et de la composition dit surtout où la bataille de la traçabilité n'a pas encore été livrée : l'image.