La timeline retrouvée pour MiniMax H3
ComfyUI-MiniMaxH3-Director installe un véritable éditeur de montage à l'intérieur de ComfyUI, porté depuis le LTX Director de WhatDreamsCost : on dépose images, vidéos et musique sur des pistes, on les rogne sur une règle graduée en secondes ou en images, et on écrit un prompt par plan. La bascule tient dans un détail que les nœuds natifs n'offraient pas : le prompt compilé destiné au modèle s'affiche en direct, si bien qu'il se relit avant qu'un rendu ne soit dépensé pour rien. Cinq nœuds composent l'ensemble — le Director lui-même, une surcharge d'aperçu qui montre le plan entier se débruiter, un raccord de reprise qui réinjecte une plage régénérée dans la vidéo de base, un rédacteur de prompt confié à un modèle de vision local et un enregistreur de dernière image. Les fentes @ref1 à @ref9 reçoivent chacune une nature — décor, accessoire, style — et un curseur de rétention allant de la conservation stricte à la référence faible, logique familière à qui prépare l'assemblage visuel d'une pochette d'album à partir de plusieurs sources d'intensité inégale. La version 0.2.2 réclame ComfyUI 0.30.0 au minimum, aucun paquet Python supplémentaire, et bascule seule entre les points de contrôle FL2VA et REF2VA selon que les références sont actives ou non.
Voir le prompt avant de payer le rendu : la fonction paraît anodine, elle change pourtant la nature du geste. Tant que la consigne reste opaque, chaque itération est une loterie dont le coût se mesure en minutes de GPU ; dès qu'elle devient lisible, le travail redevient de la réécriture, c'est-à-dire du métier. Le retour de la timeline dans un environnement de nœuds dit aussi quelque chose de l'époque : après dix-huit mois passés à câbler des graphes, l'outil qui gagne est celui qui ressemble à une table de montage. Reste que ce confort est un greffon communautaire, pas une brique officielle — la dépendance à un dépôt tiers est le prix courant de l'ergonomie dans cet écosystème.